Clos
clos des sansonnets épinay sur seine agence august
clos des sansonnets épinay sur seine agence august
clos des sansonnets épinay sur seine agence august
clos des sansonnets épinay sur seine agence august
clos des sansonnets épinay sur seine agence august
clos des sansonnets épinay sur seine agence august
retour aux projets

Clos

le Clos des Sansonnets
Épinay-sur-Seine (93)

3.5 ha 4,6 M€ H.T. Pierre de Ville Immobilier Maîtrise d'œuvre des espaces extérieurs Shahinda Lane architecte urbaniste mandataire, Agence August paysagiste, Infraservices BET VRD 2016 PRO/DCE en cours

Le Clos des Sansonnets est un Grand Ensemble privé de 3,5 hectares et de 536 logements des années 60 situé à Épinay-sur-Seine (93) dans le quartier de la Source-les Presles.

Plus grande copropriété du territoire de Plaine Commune engagée dans un plan de sauvegarde depuis 2013, ses espaces extérieurs font l’objet d’une opération de requalification incluant une fermeture de la copro, en échange de la création d’une voie nouvelle permettant de conserver une porosité dans ce tissu urbain de grandes emprises. Organisée autour d’un parc central dont la superficie lui donne la dimension d’un parc public, elle est en capacité de rivaliser avec les autres jardins publics importants d’Épinay-sur-Seine comme le jardin des Presles situé au sud de la copropriété.

Clore le clos des sansonnets.

Les photos aériennes de 1921 à 1980 montrent l’urbanisation rapide d’une commune à dominante agricole au début du 20ème siècle, dont le tissu urbain, aujourd’hui, alterne entre pavillonnaire et grands ensembles tels que le Clos des Sansonnets, caractéristique de l’urbanisme moderne.

On est ainsi passé en un temps record de la ville à la campagne au début du 20ème siècle, à la campagne à la ville à partir des années 60.

L’importante superficie du Clos en fait et un morceau de ville (570 logements) et un morceau de nature urbaine.

Le parc du Clos des Sansonnets est encadré par deux barres d’immeubles qui en forment la limite, au Nord et à l’Ouest, tandis que trois tours ponctuent la résidence du côté sud.

Cette architecture urbaine forme un espace de jardin central, tourné et ouvert vers le Sud et jouissant d’un ensoleillement la plus grande partie de la journée. Les bâtiments, orientés Sud et Est-Ouest, bénéficient de cette situation et sont tournés vers le parc par un système récurrent de balcons et de halls ouverts.

À l’ouest de l’allée Rodin, 1,3 hectares de parc en cœur d’îlot sont ainsi circonscrits dans un cadre bâti, ensuite séparé du domaine public par une frange de stationnements en partie plantés. Le positionnement des zones de stationnement et des dessertes automobiles en limite du site libèrent de ce fait un espace pour un parc habité qui donne sens et cohésion à l’ensemble.

En effet, de ce système spatial sectorisé naît un avantage : le cœur de la résidence est en grande partie piéton et dévolu à des espaces naturels, végétalisés et équipés, lieux de la vie commune à la résidence et morceau de nature qui revêt toute son importance en milieu urbain.

La composition du parc central, tout en courbes, s’apparente à un parc du XIXe siècle. Les plantations et les espaces végétalisés ont eu le temps de prospérer et de se développer pour former aujourd’hui un parc arboré aux ambiances végétales riches qui offre une qualité de vie certaine aux habitants de la résidence.

Autrefois vivant et équipé, le parc, bien qu’offrant un couvert arboré mixte et qualitatif, paraît aujourd’hui désertifié, les usages ayant disparu avec les équipements du parc.

Et demain ?

Le devenir du parc, aujourd’hui ouvert sur la ville sans posséder entièrement la vocation d’un parc public, va évoluer vers un parc clos dont la forme, les usages et les vocations sont à imaginer. Vieillissant, dénudé, mal utilisé, c’est d’une certaine manière par le récit et la mémoire qu’en ont les habitants que vit aujourd’hui le parc. C’est par conséquent avec eux que se fait la conception, l’objectif étant de rendre concrets leurs besoins et envies dans le projet, tout en gardant comme ambition de servir l’intérêt général des habitants et de la commune.

Le jardin clos renvoie en premier lieu au jardin originel, le jardin d’Éden.

Ne s’agit-il donc pas, pour les Sansonnets de revenir aux sources pour retrouver sa cohérence urbaine ?

De redevenir un clos.

D’en faire la nouvelle architecture du lieu. Une forme ancienne pour des usages multiples nouveaux. La population a grandi, les familles et les enfants sont nombreux. La parcelle devient un clos. Les nouveaux équipements de petits clos.

Un jardin clos agricole.

Dont la forme est calquée sur une trame de 6x6m de vergers en réminiscence du passé maraîcher de la commune.

Le plan masse est conçu comme une succession de «clos-gigognes» qui permet de donner sens tant à la fermeture de la copropriété qu’à l’intégration cohérente des nouveaux aménagements (et évidemment au nom de la résidence).

Le grand Clos. La limite de la parcelle est traitée par une haie végétale libre formant un clos végétal unitaire dense (permettant d’intégrer la future clôture) mais mixte par sa composition végétale.

Le Clos intérieur. Les limites du parc central sont traitées tel un clos urbain structuré par une grille 6*6m formant un clos strict possédant une vocation plus urbaine de desserte des seuils et de mail avec noues plantées et jardins de pied d’immeubles restructurés.

Les petits Clos. À l’intérieur du parc, les aires de jeux et équipements sportifs sont traités comme des mini-clos aux formes arrêtées et aux limites végétalisées (reproduisant finalement l’esprit des aires de jeux abandonnées existantes, transformées avec le temps en jardins clos).