Quartier Debain
Saint-Ouen-sur-Seine (93)
2021 - 2026
1.3 hectares
Maîtrise d’œuvre des espaces publics du quartier Debain
Plaine Commune
August paysagiste concepteur mandataire,
OGI BET VRD cotraitant
Micro-quartier insulaire audonien enclavé entre voies ferrées, boulevard périphérique, et cimetière parisien, Debain a conservé un esprit village unique, où des jardins largement appropriés par les habitants forment ponctuent un tissu urbain dentelé et modeste composé de maisons et petits immeubles dont plusieurs font l’objet d’un Plan de Résorption de l’Habitat Insalubre (PRIR).
Debain reste longtemps la première ligne urbaine de Saint Ouen depuis Paris et surplombe un quartier fait de maraîchage et de logements de fortune. Sans connaître de mutation majeure depuis le début du XXème siècle, le barreau Debain va être spectateur de la métamorphose de Saint-Ouen et des frontières de Paris (fortifications de paris et zone non aedificandi, périphérique) et devenir le reliquat d’une forme urbaine « inachevée », entre ville et jardin.
Debain est resté un patchwork urbain où le paysage est premier, témoin autant qu’héritage, vivant et informel.
Le projet tend à (doucement) rééquilibrer les usages, les mobilités, les espaces de nature, pour que l’espace public reste un lieu vivant mais mieux partagé entre les habitants et les associations présentes et mieux adapté aux mobilités douces et au changement climatique.
La création d’une esplanade événementielle accueillant un marché et le confortement des jardins permet à la place Debain de redevenir le centre du quartier.
Les espaces dentelés situés entre les rues des Graviers et Debain sont réorganisés pour que tous les usages actuels cohabitent et que la nature en ville s’y épanouisse.
Le plan de circulation du quartier est modifié pour que les différents modes actifs cohabitent mieux. Les voiries sont réaménagées pour intégrer les nouvelles mobilités et améliorer la gestion des pluviales par des noues végétalisées.
Les matériaux issus de la démolition des bâtiments prévue dans le cadre du PRIR et les pavés sous chaussée sont réutilisés en mobiliers et en revêtements.
Les jardins caractéristiques du quartier redeviennent des lieux vivants et accueillant pour la biodiversité.