Ground Control
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retour aux projets

Ground Control

centre-ville d'Evry
Évry (91)

1 ha 6,34 M€ H.T. Maîtrise d’œuvre complète des Terrasses de l'Agora Grand Paris Sud Aménagement Egis Ingénierie mandataire, August paysagiste urbaniste, Coup d'Eclat lumière 2017 AVP en cours

La place des Terrasses de l’Agora, espace majeur du centre urbain d’Évry Ville nouvelle, est une rotule sur dalle liant la gare RER, le centre commercial et l’Agora, le pôle bus futur TZEN4, les équipements et logements des Pyramides, la Cité administrative à l’Est. Mais ses limites géographiques sont beaucoup plus vastes ! La prise de hauteur que permet la dalle vers la ville en fait un territoire à partir duquel on perçoit toujours l’ailleurs.

Le rôle prépondérant du centre commercial dans la conception du centre urbain d’Évry et la création d’un espace public dont les fonctions en dépendent quasi exclusivement posent aujourd’hui question, alors que le centre commercial fait l’objet d’un projet de rénovation concomitant à celui de la place des Terrasses.

Redevenir le lieu du croisement et le centre des quartiers, refléter les dynamiques liées aux nouveaux projets, aux nouvelles aménités, refléter la nouvelle mixité urbaine.

Reprendre le contrôle de la dalle en créant un nouveau sol. Un sol multiple liant les différents niveaux de la dalle et l’échelle géographique.

Un nouveau paysage.

Ground Control !

Jusqu’à la fin des années 50, la structure urbaine d’Évry colle à la géographie et se développe selon une logique parallèle à la Seine. Évry, située à 26 km de Paris, est alors un village agricole de bord de Seine parsemé de châteaux et dont le coteau cultivé (en partie de vignes) soutient un plateau rural.

Le château de Petit-Bourg, dont on aperçoit les jardins dessinés par Le Nôtre et le potager par la Quintinie sur la carte des chasses du roi (ci-contre), illustre le rapport fort entre Seine et plateau et l’aura d’une ville fluviale au XVIIIème siècle. La via Agrippa traversant le cœur d’Évry, devenue route nationale 7 dans les années 1970, est le second axe majeur de la ville après la Seine.

En 1880 le territoire d’Évry s’étend sur 833 ha et compte 1000 habitants.

En 2007, il s’étend sur 858 ha et compte 52 802 habitants.

Évry ville nouvelle va venir s’installer sur le plateau à partir des années 70 dans une logique contrastant avec le développement initial de la commune.

La ville nouvelle d’Évry est structurée en plusieurs quartiers, comprenant chacun sa part d’équipements publics et/ou privés, et étant reliés par un système viaire en X desservant également un système de grands parcs. A la croisée du X, le centre, piéton, est conçu en continuité des autres quartiers.

Conçu à l’échelle du piéton sur un rayon de 400 mètres à l’image de quartiers parisiens comme le quartier latin, le centre comprend outre un pôle de transports en commun, toutes les fonctions d’un centre-ville, administrative, culturelle et économique. Le centre commercial, d’échelle régionale, en est la pièce maîtresse. Il est couplé à un complexe d’équipements publics organisé autour d’une place intérieure, le tout prenant le nom évocateur d’agora.

La volonté de conception de l’espace public répond à une forte exigence de qualité de vie : à dominante piétonne, permettant l’émergence d’une vie collective intense.

Dans le centre et dans certains quartiers, le choix porte sur un urbanisme sur dalle, permettant le respect (d’une partie) des principes fondateurs de la ville nouvelle, et l’intégration du stationnement.

L’agora est conçue à l’origine comme très ouverte sur le Nord et sur la Préfecture.

C’est finalement un ensemble comprenant le centre commercial et un ensemble culturel, sportif et de loisirs.

L’agora en tant qu’espace public s’entend initialement comme place intérieure.

L’agora forme un tout, volontairement replié sur lui-même, la volonté des urbanistes étant de créer une symbiose entre centre commercial et centre culturel.

L’espace public extérieur sur dalle, la place des Terrasses de l’agora, est conçue comme un prolongement « naturel » du centre commercial d’une part, des équipements culturels et de la place intérieure d’autre part.

Outre le vieillissement réel du centre-ville et autres signes caractéristiques de bon nombre de quartiers nés dans les années 60 et 70, la dimension fonctionnelle privilégiée initialement dans la conception des espaces publics de la ville nouvelle, à fortiori des espaces publics et de la dalle de l’agora, a donné lieu à une séparation en strates qui a engendré une rupture dans la fluidité des parcours et qui pose aujourd’hui des problèmes d’accessibilité et de sécurité.

La dalle est devenue un lieu pour initiés, conduisant à un repli de la ville sur elle-même. L’étranger n’y trouve pas les repères de la ville classique, la ville nouvelle est un labyrinthe pour le néophyte.

Les espaces publics, la place des terrasses l’agora, l’allée des terrasses, sont conçus comme des lieux de desserte (notamment du centre commercial) et non comme des espaces publics complets où il fait bon s’asseoir, rester, etc.

La ville nouvelle a été construite en trente ans. On y est un peu en manque d’une pluralité d’histoires, le centre urbain semble s’être arrêté dans les années 70.

Ville morcelée en quatorze quartiers distincts qui se sont « retournés » sur eux-mêmes, le centre doit retrouver son rôle non plus uniquement d’intersection mais d’interaction avec les quartiers, les transports, les équipements, les autres espaces publics, la géographie.

L’espace public devra révéler l’histoire des lieux, raconter l’évolution de la ville nouvelle, refléter la nouvelle diversité culturelle, urbanistique, permettre aux structures initiales d’évoluer, éclaircir le lien avec le sol, la géographie. Les fonctionnalités ont beaucoup évolué, la dalle doit s’adapter aux nouveaux usages, aux projets.

Dimension sociale, poétique, écologique, géographique, artistique, culturelle….

Au projet de renouvellement urbain de faire vivre ces dimensions et de faire de l’espace public le lieu de la mixité qui caractérise aujourd’hui la ville, et finalement de renouer avec une des ambitions majeures des urbanistes de la ville nouvelle.

La partie ouest de la dalle se mue en architecture de lien ; au centre commercial, à la gare bus, future T’ZEN, à l’agora, au sol naturel. Les accès et les fonctionnalités sont conçus comme des objets architecturaux fonctionnels et sources d’usages.

L’Est de la place des terrasses de l’Agora est un flipper, lieu de flux, esplanade dégagée et lieu d’émergences – « accidents » guidant et créant des usages. Mobilier, œuvres d’art, édicules techniques, nouvelles architectures.

L’allée des Terrasses est une allée jardin dont le potentiel est affirmé par la présence de la canopée du patio Eugène Thomas. Au-dessus du cours Blaise Pascal, la dalle renoue avec la ville. Le végétal est un potentiel d’appel depuis la ville basse, une continuité pour cette allée-territoire.

La place en deux niveaux faisant face à la préfecture est en belvédère sur les bassins de la cité administrative. Une métaphore de la Seine, une nouvelle géographie.